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L'Olympique de Marseille, entre fiasco et méthode Coué

"Ça va très bien, merci beaucoup. C'est très gentil de demander." Avec un grand sourire amusé, Habib Beye a donné le ton vendredi d'une conférence de presse plus positive que celle, très crispée, qui avait précédé le match contre Nice.

Les motifs de réjouissance ne sont pourtant pas si nombreux à l'OM, qui a désormais glissé jusqu'à la 6ᵉ place du classement, plus proche de la 7ᵉ qui n'offre rien que de la 3ᵉ qui envoie en Ligue des champions.

"Mais on peut y arriver. Si on regarde le classement, on est très proches", a tout de même assuré Timothy Weah, qui a parlé avant son entraîneur.

"Oui, c'est vrai qu'il y a quand même quatre points. Mais les autres peuvent perdre trois matches. Et si nous on gagne les trois, on verra. En tous cas, moi j'y crois et je vais tout faire pour donner cette énergie à mon équipe", a ajouté l'Américain.

Weah ne pourra tout de même pas faire grand-chose samedi contre Nantes, puisqu'il est suspendu, comme Benjamin Pavard. Mais son optimisme était le bienvenu pour appuyer le discours de Beye.

"On a neuf points à disposition et on doit les prendre pour espérer être bien positionnés. On fera le bilan ensuite. Mais il est sûr que sans ces neuf points, ça sera dur d'être dans cette bataille", a expliqué le coach marseillais.

"Des petits trucs de vestiaire"

Pour y croire encore, Beye peut compter sur quelques bonnes nouvelles, avec les retours à l'entraînement de deux de ses atouts offensifs, Amine Gouiri et Igor Paixao.

Ils ne pourront peut-être pas débuter à Nantes mais ils donneront plus d'options au coach marseillais, qui a aussi assuré que Mason Greenwood, gêné par une cuisse douloureuse depuis plusieurs semaines, allait "mieux".

Un peu agacé, Beye a aussi assuré que l'ambiance à la Commanderie n'était pas aussi terrible que ce qu'ont rapporté certains médias cette semaine.

"La tension et la pression existent tout le temps, dès le début de la préparation. Il y a 24 ou 25 égos différents, il y a du relief. Ça ne veut pas dire que le vestiaire explose ou que tout est fracturé. Ça n'est pas le cas. Et un vestiaire sous tension, dans notre situation, c'est très bien", a-t-il jugé.

"Ici, il y a toujours des tensions. Il faut assumer ça", a confirmé Timothy Weah. "Il y a des petits trucs de vestiaire, à l'entrainement, des disputes, des bagarres. Mais ça doit rester ici. Ça sort dans les médias et c'est dur. Ça n'est pas bien mais c'est comme ça. On doit être une famille qui se construit chaque jour", a poursuivi l'Américain.

Reste que l'OM n'a pris qu'un point lors des deux derniers matches à Lorient et contre Nice et que coach comme joueurs doivent trouver la solution pour assurer a minima une participation européenne la saison prochaine.

"Le levier c'est les joueurs. Le moteur, c'est les joueurs. La solution viendra avec ce groupe de joueurs qui doit savoir qu'on n'a plus de joker, a martelé Beye. Pour être dans les objectifs, il faut gagner ces trois matches."

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