Match au sommet… dans le bas de tableau de Ligue 1. Barragiste, l'AJ Auxerre pouvait à minima assurer cette position avec une victoire à domicile, voire rêver du maintien direct. Mais le FC Nantes, qui comptait cinq unités de retard sur son hôte du jour, abattait sans doute sa dernière carte pour éviter une descente.
Avec un tel enjeu, le début de match était clairement en-dedans. Nantes montrait bien quelques velléités offensives, mais manquait de tranchant, alors que les Canaris devaient faire le jeu, voire tenter d'emballer la rencontre. Auxerre démarrait en mode diesel, mais manquait le coup parfait quand la tête de Lassine Sinayoko sur corner frôlait le cadre (20e), puis quand ce dernier grattait un ballon chaud mais tergiversait au moment de tirer.
Deux actions qui avaient le mérite de lancer la partie. Les Nantais se découvraient, Matthis Abline lançait Deiver Machado, dont le tir passait tout près (29e). Le début d'une phase de domination des visiteurs, avec en point d'orgue un face-à-face perdu par Dehmaine Tabibou contre Donovan Leon (37e). Mais, à l'image d'une tête non cadrée de Mohamed Kaba, l'ensemble manquait de précision, et le 0-0 était logique à la pause.
Nantes en grand danger
Et comme la pluie redoublait d'intensité, cela ne sentait pas bon. Les équipes ne fermaient pas le jeu, mais semblaient encore hésitantes à lancer toutes leurs forces en attaque. Il fallait un brin de réussite, que manquait d'avoir Nicolas Cozza à l'heure de jeu, mais Donovan Leon était sur la trajectoire.
Les minutes s'écoulaient, et le spectre du match nul et vierge était de plus en plus pesant. Pas vraiment d'occasions, des situations chaudes, oui, mais Auxerre ne se livrait plus, et au final, ne cadrerait pas le moindre tir dans cette rencontre. Nantes allait avoir une dernière énorme occasion sur un ballon qui traînait dans la surface, mais rien à faire : les filets n'allaient pas trembler ce soir.
0-0 donc, Auxerre garde une chance de maintien direct, mais devrait au pire voir les barrages. Pour Nantes, à quelques encablures de la fin, rien n'est fini mathématiquement. Mais comment croire au miracle quand le PSG, Rennes, Marseille et Lens restent au programme ?