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La muraille du RC Lens commence à montrer des signes de faiblesse

L'alerte a été donnée dès le coup de sifflet final à Lorient samedi dernier (défaite 2-1). Pour Florian Thauvin, l'heure n'est plus aux faux-semblants. L'attaquant d'expérience a pointé une défaillance collective qui fragilise l'édifice lensois : "On concède beaucoup de buts ces derniers temps. Ça part des attaquants jusqu'à la défense, tout le monde. Il va falloir améliorer ça."

Ce cri du cœur illustre une réalité comptable brutale. Après n'avoir encaissé que 7 buts en 12 matches entre novembre et janvier (soit une moyenne impériale de 0,58 but/match), Lens a vu ses filets trembler à 11 reprises lors des 8 dernières rencontres depuis début février, soit 1,53 but par match. Cette méforme a coûté au club sa place de meilleure défense du championnat, désormais occupée par le PSG (22 buts encaissés contre 23 pour Lens).

"Le meilleur moyen de défendre est de continuer à attaquer"

Face à cette sale période pour la défense artésienne, l'entraîneur Pierre Sage tente de garder la tête froide. Pour lui, la défaite en Bretagne ne remet pas en cause l'identité de jeu de son équipe, mais souligne un manque d'efficacité défensive ponctuel : "Les Lorientais ont fait preuve d'une efficacité hors normes, bravo à eux. On a eu un système défensif qui les a empêchés de venir dans notre surface à de nombreuses reprises, pas suffisamment. Le fait qu'on ait eu beaucoup le ballon dans ce match était le meilleur moyen de défendre."

L'ancien entraîneur de l'OL reste fidèle à sa philosophie offensive pour protéger son camp, tout en admettant l'urgence de la situation. "Le meilleur moyen de défendre est de continuer à attaquer", résume-t-il, avant d'ajouter avec lucidité : "On est aussi conscients qu'il va falloir régler cette situation pour reprendre notre marche en avant et continuer à maintenir notre ambition dans les deux compétitions (en Ligue 1 et en Coupe de France, ndlr).

Des absences qui pèsent lourd

Le mal lensois est aussi physique. Les absences de Jonathan Gradit, Samson Baidoo et Ruben Aguilar, piliers de la rigueur artésienne, forcent Pierre Sage à des ajustements périlleux. La promotion du jeune Nidal Celik, 19 ans, et le repositionnement d'Ismaëlo Ganiou ont montré des limites, ce dernier ayant coûté un but évitable contre Strasbourg (1-1) fin février.

Même le dernier rempart, Robin Risser (21 ans), n'est plus aussi souverain, notamment après sa prestation compliquée face à Monaco (3-2). Pierre Sage a tenu à voler au secours de son portier : "C'est une période un peu moins bonne pour lui par rapport à la saison qu'il a faite et notamment au début de saison où il a été vraiment exceptionnel."

Avec seulement un point de retard sur le PSG, Lens n'a plus de marge d'erreur : retrouver son étanchéité dès vendredi face à Angers est l'unique condition pour transformer ce printemps de doutes en une épopée historique. À Bollaert, la muraille doit se reconstruire maintenant, ou le rêve de titre s'envolera avant même le choc d'avril face aux Parisiens.

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