Flashscore : Vous venez de vous qualifier pour la finale de la Coupe de France, êtes-vous remis de vos émotions ?
Andrija Bulatovic : C'est un sentiment magnifique, je suis très heureux pour l'équipe et aussi pour moi.
Comment jugez-vous votre première saison à Lens ?
Je me sens très bien, toute l'équipe et tout le staff ont été très accueillants avec moi. C'est ma première saison, j'ai disputé 20 matches, c'est un bon début et j'espère en jouer encore plus à l'avenir. Je travaille à bloc tous les jours pour finir fort.
Comment trouvez-vous la Ligue 1 ?
Ça va très vite et c'est très physique. C'est un très bon championnat. La saison dernière, je jouais au Monténégro, dans un championnat qui fait jouer les jeunes mais moins exigeant. Mes sensations sont très bonnes : de grandes équipes, de grands stades et Lens a les deux en plus. Sans parler de La Gaillette, avec des terrains d'entraînement excellents. En plus, les gens ici sont très sympas, comme au Monténégro, avec la même mentalité. Mon adaptation s'est très bien passée.
Lens croient dans ses jeunes mais le vestiaire est aussi composé de joueurs d'expérience. L'amalgame s'est fait facilement ?
Je parle avec tout le monde et c'est vrai que des cadres comme Florian Sotoca, Florian Thauvin et Adrien Thomasson aident. Je parle beaucoup avec "Flotov" et Allan Saint-Maximin, mais aussi avec les jeunes comme moi. Je suis très proche de Nidal Celik qui a le même âge que moi et en plus, nous parlons la même langue.
C'est important d'avoir comme coéquipier un joueur qui partage sensiblement la même culture, surtout quand on démarre à l'étranger ?
Pendant longtemps, nous étions tous membres d'un seul et même pays. Le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine sont deux pays distincts maintenant mais nous sommes de la même génération, ça nous rapproche. Nidal a beaucoup joué avec la réserve avant d'avoir du temps de jeu en Ligue 1. Il est resté concentré, il a beaucoup travaillé. Pierre Sage lui a offert sa chance et il a su la saisir car il joue très bien.
Votre entraîneur est connu pour développer les jeunes joueurs, avec beaucoup de confiance. Vous pouvez en témoigner ?
Pour moi, Pierre Sage est un très bon coach pour les jeunes joueurs, l'un des meilleurs en Ligue 1. Je parle quasiment tous les jours avec l'entraîneur et je dois dire qu'avant tout, c'est une très bonne personne, avant même de parler de son travail de coach. C'est également le cas pour l'ensemble du staff.
Florian Thauvin est probablement la meilleure recrue du championnat. Côtoyer un champion du monde, c'est un plus quand on débute sa carrière comme vous ?
Florian c'est un très bon gars et c'est évidemment un très grand joueur qui a gagné la Coupe du monde. Il revient après son passage à l'Udinese et il a déjà été élu meilleur joueur du mois à trois reprises cette saison. Pour moi, Florian Thauvin, c'est magique ! L'un des meilleurs joueurs de Ligue 1 cette saison.
Après sa défaite contre Lyon (0-2), le PSG a perdu un peu de terrain par rapport à Lens. Vous n'y êtes pas étranger avec votre cprner décisif dans les arrêts pour battre Toulouse (3-2).
Lens et le PSG sont à la lutte pour le titre mais il y a ce choc à venir et puis on a aussi la finale de la Coupe de France à disputer. Il reste du chemin, donc on verra bien.
Vous réalisez que vous écrivez l'histoire du club, précisément l'année des 120 ans ?
Et 28 ans après le seul titre de champion de France ! Ça me parle parce que mon cousin est Anto Drobnjak. Il était dans cette équipe mais il avait perdu la finale de la Coupe contre le PSG sur le score de 2-1. Alors j'espère que je pourrai le faire (sourire).
Votre père aussi était joueur professionnel. C'est important pour évoluer plus rapidement ?
Mon père a été joueur et coach et c'est sûr qu'il est très important pour ma carrière mais il m'a d'abord appris à être une bonne personne avant de parler de football. Et puis Anto a été un joueur iconique à Lens mais aussi à Bastia. C'était un sacré attaquant.
Question piège pour terminer : vous préférez Mirko Vucinic ou Stevan Jovetic ?
(Rires) Ce n'est pas facile parce que Mirko est mon sélectionneur et Stevan est mon coéquipier. Vraiment difficile... Allez, un mélange des deux (rires).
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