ADVERTISEMENTS

Foot: Tottenham renvoie Thomas Frank, huit mois après son arrivée

Tottenham est en quête d'un sixième entraîneur permanent en sept ans après le renvoi mercredi de Thomas Frank, arrivé de Brentford il y a huit mois et reparti avec un bilan catastrophique en Premier League, malgré des circonstances atténuantes.

Le club du nord de Londres s'est enfoncé dans l'instabilité depuis le départ de l'Argentin Mauricio Pochettino, limogé en 2019 quelques semaines après avoir hissé l'équipe en finale de la Ligue des champions.

José Mourinho, Nuno Espirito Santo, Antonio Conte, Ange Postecoglou puis Thomas Frank ont tous échoué à s'imposer durablement sur ce banc en forme de siège éjectable.

Dernier en date, le Danois de 52 ans n'a pas survécu à une onzième défaite en vingt-six journées de championnat, mardi à domicile contre Newcastle (2-1). Après ce huitième match consécutif sans victoire, les Spurs sont seizièmes en Premier League, à seulement cinq points de West Ham, l'actuel premier relégable.

Le bilan était particulièrement exécrable à domicile (deux victoires) et une majorité des supporters s'était retournée contre Frank, dans un contexte de défiance vis-à-vis de la direction actuelle du club.

"Thomas a été nommé en juin 2025 et nous étions déterminés à lui accorder le temps et le soutien nécessaires pour construire ensemble l'avenir", a écrit le club du nord de Londres dans un communiqué. "Cependant, les résultats et les performances ont conduit le conseil d'administration à conclure qu'un changement à ce stade de la saison était nécessaire".

Aucun détail n'a été communiqué concernant le processus de nomination du futur entraîneur, intérimaire ou pas.

Ce développement survient à l'approche du sulfureux derby contre l'ennemi intime et actuel leader du championnat, Arsenal, le 22 février lors de la prochaine journée, au Tottenham Hotspur stadium.

12 joueurs blessés

L'histoire se répète chez les "Lilywhites", l'autre surnom du club.

Comme la saison dernière avec Postecoglou, Tottenham réalise une saison médiocre en championnat et réserve son meilleur visage pour l'Europe, avec un effectif décimé par les blessés.

L'Australien avait terminé l'exercice 2024-2025 à la 17e place en Premier League, soit la première au-dessus de la zone de relégation, mais son bilan avait été magnifié par le titre en Ligue Europa.

Frank a lui aussi perdu le fil en Angleterre (en ajoutant les éliminations dans les coupes nationales), mais il a brillé en Ligue des champions avec une quatrième place finale en phase de ligue, synonyme de qualification directe pour les huitièmes de finale.

Comme son prédécesseur, le Danois doit gérer une infirmerie remplie par une douzaine de joueurs, principalement des titulaires en puissance comme Pedro Porro, Rodrigo Bentancur, James Maddison, Mohammed Kudus, Dejan Kulusevski et Richarlison. Wilson Odobert s'est ajouté à la liste, mardi.

Il n'a pas été aidé non plus par l'attitude de son capitaine Cristian Romero, auteur de sorties médiatiques inflammables puis exclu au début du match perdu 2-0 samedi à Manchester United.

"C'est facile de me pointer du doigt, mais ce n'est jamais uniquement la faute de l'entraîneur principal, des propriétaires, des joueurs ou du staff. C'est tout le monde", a-t-il répondu mardi après le match contre Newcastle, terminé sous les sifflets nourris du public.

L'ancien entraîneur de Brondby et Brentford était ciblé depuis plusieurs semaines par les supporters en raison des faibles performances et du niveau de jeu jugé inadapté à la culture offensive du club.

Mais la grogne dépasse néanmoins le seul cas de Frank. Le public manifeste régulièrement contre la direction pour divers motifs, à commencer par le prix des billets et la politique de recrutement.

Cet hiver, les Spurs ont vendu l'ailier Brennan Johnson à Crystal Palace et recruté le milieu Conor Gallagher, en plus du jeune défenseur brésilien Souza qui découvre le football européen.

Otras noticias