ADVERTISEMENTS

Ligue 1: Gouiri et Aubameyang, une place pour deux

Qui jouera à la pointe de l'attaque marseillaise dimanche face au PSG au Parc des Princes ? Pour la première fois de la saison peut-être, Amine Gouiri et Pierre-Emerick Aubameyang sont en forme en même temps et le choix n'est pas simple pour Roberto De Zerbi.

"Je décide au cas par cas et en fonction du match. Ils peuvent aussi jouer ensemble", a d'ailleurs assuré vendredi De Zerbi. Mais dans les faits, cela n'arrive qu'en cours de match. Au coup d'envoi, c'est soit l'un, soit l'autre.

"Ils ont des caractéristiques différentes. +Auba+ prend plus la profondeur, il a plus d'instinct de buteur dans la surface. Gouiri joue un peu plus, il sait mieux tenir la balle quand le marquage est serré", a expliqué le technicien italien.

Le coach marseillais a donc l'embarras du choix et cela n'a pas toujours été le cas cette saison. En début d'exercice, alors qu'il partait dans la peau d'un titulaire, Gouiri a ainsi eu du mal. En manque de réussite et de fraîcheur physique, il s'est fait doubler par Aubameyang.

Puis Gouiri s'est blessé gravement à l'épaule et le Gabonais est devenu irremplaçable, enchaînant les matches malgré ses 36 ans et une petite blessure. L'usure est venue, accentuée ensuite par une CAN compliquée avec sa sélection.

"Très émotif"

Pendant ce temps-là, Gouiri, forfait pour la CAN avec l'Algérie, s'est reconstruit et a récupéré la place de N.1. Il était d'ailleurs titulaire au Koweït lors du Trophée des champions, le dernier affrontement entre l'OM et le PSG.

Ce soir-là, c'est Aubameyang, entré en jeu en fin de partie, qui a eu la balle de match et de 3-1. Il l'a ratée et sur le contre, à la dernière seconde, le PSG a égalisé avant de s'imposer aux tirs au but. Une désillusion que l'ancien joueur de Barcelone et Chelsea a mal vécue. Un mois plus tard, il semble avoir remonté la pente. 

"Le coach a su bien me gérer, j’avais besoin de souffler. J’ai tout donné pour le club et ma sélection. J’ai tout fait pour arriver prêt à la CAN malgré ma blessure, puis il y a eu ce qu’on sait... Ensuite, le match au Koweït contre le PSG a été un coup de massue, avec mon occasion à la fin. Je suis très émotif", a-t-il reconnu.

"Je vois +Auba+ beaucoup mieux. Il a juste eu une baisse athlétique normale", a de son côté estimé De Zerbi vendredi.

"Je l'aurais tué..."

Mardi contre Rennes (3-0), les deux joueurs ont marqué et ont d'ailleurs des statistiques assez équivalentes sur la saison, avec dix buts et neuf passes décisives en 28 matches pour Aubameyang et sept buts et trois passes pour Gouiri, qui n'a participé qu'à 16 rencontres.

Le parallèle se poursuit avec les deux ballons en or très similaires offerts par Mason Grenwood à ses deux avant-centres mardi: Gouiri l'a raté, ce qui lui a valu quelques sifflets à sa sortie, et Aubameyang a marqué.

"Je suis content de Gouiri, il a un fait un bon match. Je l'aurais tué pour ce but raté mais je suis content. C'est un garçon en or et un joueur extraordinaire, mais il doit lui aussi être plus exigeant avec lui-même. Son entrée contre le Paris FC ne m'avait pas plu et je lui ai dit", a commenté De Zerbi.

"J'aurais dû la mettre au fond et je pense que les sifflets sont pour ça. Mais j'ai entendu aussi des applaudissements. Et si j'avais marqué, ils auraient crié mon nom", a de son côté relativisé Gouiri. De toutes façons, il le sait bien, un succès contre Paris dimanche, quel que soit le ou les buteurs, et tout sera pardonné.

Otras noticias