À quelques jours du match aller prévu le mardi 26 mai à Geoffroy-Guichard, les états-majors de l'OGC Nice et de l'AS Saint-Étienne sont en plein cœur d’un cauchemar logistique et réglementaire. La cause ? Un calendrier devenu totalement incompatible avec les règlements stricts de la FIFA à l'approche du Mondial.
À l'origine, les barrages d'accession à la Ligue 1 devaient se tenir une semaine plus tôt. Cependant, la qualification de l'OGC Nice (16e de Ligue 1) pour la finale de la Coupe de France face au RC Lens (ce vendredi 22 mai) a obligé la Ligue de Football Professionnel (LFP) à décaler la double confrontation contre les Verts au 26 mai (aller) et au 29 mai (retour).
Le problème, c'est que la date de mise à disposition officielle des joueurs auprès de leurs sélections nationales pour la Coupe du monde est fixée au 25 mai. La LFP espérait obtenir une dérogation globale de la FIFA jusqu’au 30 mai, une exception théoriquement réservée aux finales continentales interclubs (Ligue des Champions, etc.). Mais l'instance internationale est restée inflexible : la demande a été officiellement rejetée.
Dès le 25 mai au soir, les différentes fédérations internationales seront donc pleinement dans leur droit pour exiger le départ immédiat de leurs joueurs convoqués.
Nice largement impacté
À ce jeu-là, c’est le club azuréen qui paie le plus lourd tribut. Déjà sous haute tension après une fin de championnat chaotique, le Gym pourrait aborder ce barrage de survie amputé de six éléments majeurs.
L’attaquant Elye Wahi (Côte d’Ivoire), qui est de toute façon suspendu pour le match aller, et le latéral Ali Abdi (Tunisie) sont directement concernés. Le milieu Hicham Boudaoui (Algérie), le gardien Yehvann Diouf, le défenseur Antoine Mendy (Sénégal), ainsi que le jeune Kojo Peprah Oppong (Ghana) sont également susceptibles d'être retenus par leurs sélections respectives pour préparer le Mondial.
Du côté des Verts, l’impact est moindre, mais loin d'être négligeable. Le milieu offensif Ben Old est d’ores et déjà assuré de s'envoler avec la Nouvelle-Zélande pour disputer la compétition planétaire, le privant de cette double confrontation historique. Le flou plane encore autour d'Augustine Boakye et d'Ebenezer Annan, qui pourraient être appelés par le Ghana.
En revanche, le staff stéphanois peut souffler pour des cadres comme Zuriko Davitashvili (Géorgie) ou Irvin Cardona (Malte), dont les nations ne disputent que des matchs amicaux et pour lesquels les fédérations devraient se montrer beaucoup plus souples.
Des négociations au cas par cas
La FIFA ayant fermé la porte à une mesure collective, le destin des deux effectifs repose désormais sur la diplomatie. La LFP, la FFF et les dirigeants des deux clubs ont entamé une course contre la montre pour négocier individuellement avec chaque fédération étrangère.
L’objectif ? Obtenir que les joueurs soient libérés au moins pour le match aller du 26 mai, voire jusqu’au coup de sifflet final du retour le 29 mai. Si certaines sélections acceptent de faire preuve de bienveillance, d'autres, focalisées sur leur préparation physique au Mondial, pourraient se montrer intransigeantes.