Vingt ans après, Arsenal est de retour en finale de la Ligue des Champions. Cette fois, il n'y a pas eu besoin d'un petit miracle, un penalty manqué en fin de match par Juan Roman Riquelme car, sur l'ensemble des deux matches, les Gunners ont été au-dessus de l'Atlético, beaucoup trop irrégulier et sans ressort. Après le nul obtenu à Madrid (1-1), le leader de Premier League s'est imposé 1-0 pour valider son billet pour Budapest.
Saka surgit avant la pause
L'Atlético n'a pas retenu les leçons de l'aller. Comme au Metropolitano, les Colchoneros vont subir énormément en première période et encaisser un but tout à fait évitable juste avant la pause.
Avec 80% de possession pendant les 6 premières minutes, Arsenal montrait déjà sa volonté de contrôler le match. Pourtant, c'est l'Atlético qui s'est procuré la première occasion, via un schéma très simple. Sur un long dégagement, Jan Oblak a trouvé la tête de Giuliano Simeone qui a pris l'espace pour être servi en une touche par Antoine Griezmann. Le Cholito a ensuite centré sur Julián Álvarez qui n'a pas pu cadrer (7e).
Le côté droit était privilégié par les Rojiblancos. La connexion Álvarez-Griezmann a fonctionné, le Français a centré en retrait en bout de course en direction de Robin Le Normand. David Raya est allé au sol pour repousser et Simeone, à l'affût, a finalement été gêné par une cohorte de Gunners et n'a pas pu finir (12e).
En fait, Arsenal avait le ballon mais ne parvenait pas à être dangereux. Il a ainsi fallu attendre un corner frappé au second poteau par Declan Rice pour enfin voir une touche de balle à l'intérieur de la surface mais Bukayo Saka a manqué sa reprise de l'intérieur du gauche (17e).
Les Gunners ont tenté de loin, d'abord par Riccardo Calafiori (9e), puis par Gabriel sur un second ballon après un débordement de Saka pour effacer Matteo Ruggeri (19e).
Au fur et à mesure des minutes, l'Atlético a reculé, contraint par les accélérations de Rice (23e) et Myles Lewis-Skelly (25e). Après une longue séquence de possession, Léandro Trossard a cherché un penalty après un contact avec Griezmann, sans succès, et Rice a vu son tir contré et finir à côté (35e).
Les Colchoneros n'avaient plus mis le nez à la fenêtre depuis une bonne demi-heure et ils ont fini par le payer. Sur une ouverture de William Saliba, Viktor Gyökeres est parti dans le dos de David Hancko et tandis qu'Oblak était sorti loin de ses cages pour fermer l'angle, le Suédois a choisi le centre. Le ballon était sans danger mais Marc Pubill est intervenu alors qu'il défendait dans le mauvais sens. Trossard a récupéré le ballon pour frapper fort : Oblak a repoussé... sur Saka qui n'en demandait pas tant pour ouvrir le score (44e).
L'Atlético en panne d'idées
Ainsi, comme à l'aller, l'Atleti a dû faire la course depuis l'arrière. Sur une ouverture longue distance de Koke, Saliba s'est trompé dans sa remise de la tête pour Raya, Simeone en a profité mais Gabriel a réalisé un tacle décisif pour éviter l'égalisation (51e).
La pression était enfin rojiblanca. Après un tir de Griezmann repoussé par Raya, Gabriel a joué le bluff sur un contact avec Pubill loin d'être évident, avant que Calafiori ne mette le pied sur celui du Français. Pas de penalty ni pour l'arbitre ni pour la VAR (56e).
Les deux entraîneurs ont chacun procédé à un triple changement (59e). Juste avant que Griezmann ne soit remplacé par Álex Baena, Trossard a lancé Piero Hincapié dans le couloir gauche. Le centre impeccable de l'Equatorien est arrivé parfaitement sur Gyökeres qui a manqué le cadre (66e).
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Entré en jeu, Nahuel Molina a tenté une relance latérale qui a fini dans les pieds de Ben White qui n'a pas cadré à 20 mètres (69e). Généreux mais imprécis, Gyökeres s'est créé une occasion seul en prenant le meilleur sur Pubill mais son tir s'est envolé (76e).
Pressé par le temps, l'Atlético a été brouillon dans ses initiatives, à l'image d'un tir du gauche de Marcos Llorente trop écrasé (81e). Défensivement, Pubill était sur un fil, averti après avoir perdu un duel avec Gyökeres en position de dernier défenseur mais sans annihiler une occasion de but pour l'arbitre (82e).
Enfin, Baena a eu un bon ballon à négocier mais Alexander Sörloth a manqué le ballon sur une reprise du gauche (86e). De guerre lasse, Baena a tenté à 25 mètres, sans régler la mire (89e).
Au terme d'arrêts de jeu très hachés, Arsenal a tenu jusqu'au bout et un an après avoir buté contre le PSG, les Gunners ont cette fois validé leur qualification pour la finale de la Ligue des Champions.