À cinq journées du but, l'OM n'a plus guère de joker. Seulement quatrièmes et devancés d'un point par Lille, les Marseillais visent donc la victoire ce samedi à Lorient, où ils arriveront regonflés par une semaine de travail studieux sous le soleil de Marbella.
"On a très bien travaillé. Comme je l'ai dit aux joueurs, l'adhésion a été parfaite, on a pu passer plus de temps ensemble et créer de la cohésion", s'est félicité Beye vendredi, quelques heures avant de rejoindre Lorient en avion, sans passer par la case Marseille.
Entre blessures et suspensions, le coach marseillais n'a pas énormément de solutions pour bâtir son 11 de départ, mais il a désormais quelques certitudes, et Igor Paixao en fait partie.
Pour son premier match sur le banc marseillais, à Brest, Beye avait déjà misé sur le Brésilien. Mais Paixao n'avait pas brillé, l'OM avait perdu (2-0) et le petit ailier (1,68 m) avait ensuite débuté la partie suivante, contre Lyon, sur le banc.
Des kilomètres à gauche
Et là, le déclic. Avec un but magnifique et une passe décisive, l'ancien du Feyenoord avait très largement contribué à l'important succès marseillais (3-2) et il n'a plus baissé de régime depuis.
"Comme vous l'avez vu sur les derniers matchs, j'ai de la confiance, celle aussi de mon coach et de mes collègues, je suis sur une bonne dynamique et je suis bien physiquement", a-t-il expliqué il y a huit jours.
Depuis, il a encore marqué un but magnifique contre Metz (3-1) pour porter son bilan statistique à deux buts et trois passes décisives sur les six derniers matchs.
L'ensemble est d'autant plus positif que dans le nouveau système en 3-4,3 mis en place par Beye, Paixao évolue comme un piston et enchaîne donc les kilomètres sur tout le flanc gauche.
"Igor a une capacité formidable à défendre son côté. Il le fait parfois comme un vrai latéral gauche, avec beaucoup d'agressivité et de discipline tactique. Il est très important dans notre jeu", avait ainsi reconnu le technicien marseillais il y a quelques semaines.
"Paixao et Timothy Weah nous permettent de développer un aspect tactique hybride, entre défense à trois et défense à quatre", a encore répété Beye vendredi.
"Très haut niveau"
Surtout, la réussite actuelle du Brésilien permet aux Marseillais d'être moins dépendants de celle de Mason Greenwood, qui a longtemps porté presque à lui tout seul l'animation offensive de l'équipe.
Sous la direction de Roberto De Zerbi déjà, Paixao avait parfois brillé, avec quelques buts spectaculaires (12 réalisations et sept passes décisives toutes compétitions confondues cette saison). Mais il était arrivé blessé à Marseille et a eu du mal à trouver une vraie régularité.
"Je venais d'un championnat peut-être un peu moins difficile, un peu moins physique. Je devais me préparer, retrouver de la force et une bonne condition. Aujourd'hui, je me sens bien physiquement", a-t-il expliqué.
Alors que chaque match coûte désormais très cher – "il peut y avoir des perdants à chaque journée et on ne veut pas être ceux-là", a dit Beye vendredi –, la vitesse et l'adresse de Paixao sont donc de nouveau attendues samedi à Lorient.
"Je pars du principe qu'un entraîneur contrôle son équipe jusqu'aux 25 derniers mètres, puis cela appartient aux joueurs et à leur talent. Igor en a énormément. Aujourd'hui, il est en pleine confiance et ses performances sont de très haut niveau", a résumé son entraîneur.
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