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Ligue 1: clap de fin pour De Zerbi à l'OM

L'Olympique de Marseille et son entraîneur Roberto De Zerbi ont annoncé mettre fin à leur collaboration "d'un commun accord" dans la nuit de mardi à mercredi, dans le sillage de la lourde défaite de dimanche face au PSG (5-0) en Ligue 1.

Arrivé à l'été 2024 et auteur d'une belle 2e place en championnat la saison dernière, l'Italien de 46 ans était plus que jamais sur la sellete depuis l'humiliation au Parc des princes dimanche.

Le public et la presse locale, à commencer par La Provence qui avait ironisé sur "les sous-doués dans la capitale", n'avait pas pardonné l'affront dans le Classique face au rival numéro 1.

L'épilogue n'a pas tardé.

"A la suite d'une concertation réunissant l'ensemble des parties prenantes de la direction du club (...) il a été décidé d'opter pour un changement à la tête de l'équipe première", a indiqué le club dans un communiqué, évoquant "une décision collective, difficile, prise au terme d'une réflexion approfondie dans l'intérêt du club pour répondre aux enjeux sportifs de cette fin de saison".

"L'Olympique de Marseille tient à remercier Roberto De Zerbi pour son investissement, son engagement, son professionnalisme et son sérieux, marqués notamment par la 2e place obtenue lors de la saison 2024/25", a souligné le club.

Accablé par la défaite dimanche, De Zerbi avait reconnu être en mal de solutions face au marasme traversé par son équipe, déjà éliminée de la course à la Ligue des champions après avoir été notamment écrasée à domicile par Liverpool (3-0) avant de sombrer à Bruges (3-0).

"Je n'ai pas d'explication, c'est le plus grand problème en ce moment", avait-t-il reconnu devant la presse. "Si j'avais la solution pour cette irrégularité, je la trouverais à n'importe quel prix."

"Du blanc ou du noir"

L'OM doit désormais trouver un second souffle pour l'accueil samedi (17H00) au Vélodrome de Strasbourg en championnat, où le club pointe à la 4e place à 12 points du Paris SG, après avoir notamment abandonné des points au Paris FC alors qu'il avait le match en mains (de 2-0 à 2-2) fin janvier.

Le podium et la qualification directe pour la Ligue des champions, primordial pour un club dépensier, restent toutefois atteignables et la Coupe de France, que Marseille attend depuis 1989, est toujours un peu plus qu'un lot de consolation.

Mais alors que l'équipe a été renforcée par des joueurs supposément de gros calibre (le champion du monde Benjamin Pavard, dont l'aventure olympienne vire au fiasco, Igor Paixao, Nayef Aguerd), l'OM compte quatre points de moins que la saison dernière au même stade.

Dans un club habitué à essorer ses entraîneurs, le projet annoncé d'un cycle de trois ans avec De Zerbi avait fait sourire les plus sceptiques, même si cet entraîneur coté était à l'époque aussi évoqué au Bayern Munich ou à Manchester United après des passages réussis à Sassuolo, au Shakhtar Donetsk et à Brighton.

"Roberto a tout ce qu'on recherchait, une philosophie de jeu, l'ambition, le talent, le professionnalisme et la personnalité d'un leader", avait lors de la signature souligné Pablo Longoria, le président de l'OM.

L'intéressé avait assuré n'être "ni le messie, ni le sauveur", prévenant qu'avec lui "il n'y a jamais de gris, juste du blanc ou du noir".

C'est finalement cette dernière couleur qui aura dominé ces dernières semaines, signant la fin de l'aventure.

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