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Nantes humilie l'OM, qui dit presque adieu à la Ligue des champions

Difficile de reconnaître l'OM en cette fin de saison. À la Beaujoire, les hommes d'Habib Beye ont très certainement jeté par la fenêtre leurs derniers espoirs de qualification en Ligue des champions. Sombrant en seconde période, ils ont encaissé trois buts en sept minutes, victimes d'un Nantes rageur, porté par la conviction que ce match était le moment idéal pour faire tomber un adversaire à portée. Les Canaris, eux, ont imposé leur rythme d'emblée, et la première mi-temps a rapidement tourné au calvaire pour une équipe marseillaise fantomatique, sans idées, incapable du moindre jeu construit.

C'est pourtant l'OM qui se signale en premier. Trouvé en retrait aux abords de la surface par Traoré, Greenwood tente sa chance directement du pied gauche. Mais la tentative est complètement dévissée et passe loin du cadre (15e). Ce sera la seule occasion phocéenne de la première période, avant le réveil progressif des Canaris.

Le premier à se montrer dangereux est Machado, qui déborde avec autorité sur le couloir gauche et centre à ras de terre dans la surface. La défense marseillaise, prise de vitesse, n'évite le pire qu'in extremis (19e). Puis tout s'accélère après la demi-heure de jeu. Sur une passe lumineuse d'Abline, Cabella se retrouve seul face à Delange. Face à face idéal, position imprenable... et pourtant. L'attaquant nantais écrase trop sa frappe du pied droit, et le gardien marseillais s'interpose (32e).

Un raté énorme, qui aurait pu tout changer. Quatre minutes plus tard, Delange est à nouveau décisif : sur un contre éclair, Kaba s'échappe et ajuste une frappe à bout portant du pied droit, mais le portier marseillais sauve encore les siens (36e). Ganago tente ensuite sa chance en demi-volée (39e), sans plus de réussite. Nantes crée, insiste, se procure des occasions. Marseille survit. Mais pour combien de temps encore ?

Trois buts en 7 minutes, Marseille coule à la Beaujoire

La réponse arrive dès la reprise. Sûrs de leur fait, les Canaris entament fort le second acte et se créent deux situations chaudes dans les toutes premières minutes (45e, 46e). Et la pression finit par payer à la 50e : trouvé dans la surface côté droit, Abline déborde et centre en retrait à ras de terre vers Ganago, qui reprend du pied droit et trompe Delange. Nantes est récompensé. Marseille, lui, est totalement perdu.

Et ce n'est pas fini. Totalement à l'ouest à la relance, les Phocéens se font surprendre en contre après une mauvaise sortie de balle au milieu de terrain. Ganago sert Abline, qui lui remet en une touche en plein axe ; ce dernier décale alors Cabella à gauche, qui conclut du plat du pied droit (53e). 2-0, l'OM est en plein cauchemar.

Le festival natais se poursuit trois minutes plus tard, et c'est signé Abline. L'attaquant nantais perfore seul toute la défense marseillaise, aussi solide que du gruyère. Et après un double contact entre Medina et Balerdi, il se retrouve dans la surface et frappe du pied droit sans opposition (57e). 3-0 en sept minutes, avant même l'heure de jeu. L'OM sombre, la Beaujoire exulte.

Nantes s'impose finalement 3-0, après avoir tenu plus de trente minutes sans trembler après l'ouverture du score. Un succès parfait, qui relance les espoirs de maintien des Canaris, toujours en quête de la 16e place synonyme de barrage. Avec ces trois points, Nantes revient provisoirement à deux longueurs d'Auxerre, avant un déplacement périlleux à Lens la semaine prochaine et une réception de Toulouse lors de l'ultime journée. Le combat continue, et les Canaris peuvent y croire, alors qu'Auxerre reçoit Angers ce dimanche.

Pour Marseille, en revanche, cette défaite signe quasi-définitivement la fin du rêve de la Ligue des champions. Les concurrents directs n'ont pas encore joué ce week-end, mais une victoire de Lyon et de Lille rendrait l'élimination mathématique. Au-delà du résultat, c'est surtout la manière qui interroge. Comment l'OM, ambitieux en début de saison, en est-il arrivé là ? Incapable de proposer le moindre jeu depuis plusieurs semaines, fantomatique dans les grands rendez-vous, le club phocéen traverse une fin d'exercice alarmante. Un grand ménage s'imposera sans aucun doute cet été.

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