ADVERTISEMENTS

Le sursaut ou la honte : pourquoi le Real Madrid doit absolument gagner le Clásico

Qu'y a-t-il de pire ? Deux coéquipiers qui se mettent sur la tronche ou bien leur entraîneur qui les absout et les considère comme de fiers représentants de leur club ? C'est la situation ubuesque que vit le Real Madrid dans une telenovela (un télé crochet en ce qui concerne l'altercation entre Aurélien Tchouaméni et Fede Valverde) constante, alimentée quasi quotidiennement depuis plusieurs semaines.

Après l'escapade de Kylian Mbappé en Sardaigne et un retour au pays seulement 12 minutes avant le coup d'envoi du match contre l'Espanyol, voilà que deux coéquipiers disputent deux rounds de pugilat. Plutôt que de faire profil bas, Álvaro Arbeloa a choisi de s'enfoncer, évoquant l'existence d'une taupe, ce qui a fait rire jaune la presse madrilène dont plusieurs illustres représentants ont rappelé que l'actuel entraîneur merengue faisait beaucoup fuiter les informations à l'époque de José Mourinho... qui pourrait le remplacer sous peu. 

>>> Mbappé proche du point de non-retour au Real Madrid ?

Cet épilogue n'est pas le fait du hasard. Depuis plusieurs années, le club vit dans un délire de persécution de la part  de Javier Tebas, des arbitres, de la presse. Difficile de croire qu'un club qui réalise le plus gros chiffre d'affaires au monde puisse être seul contre le reste du monde, la ficelle est beaucoup trop grosse et trop usée.

Le Real Madrid est toujours réfractaire à tout, des initiatives de LaLiga pour ouvrir le vestiaire aux caméras à l'implémentation d'un protocole coordonné et efficient contre les discriminations, le harcèlement et la violence dans le football. 

Au Real Madrid, personne n'est responsable de rien. Ce sont toujours les autres qui en veulent viscéralement aux Vikingos, notamment des riverains qui refusent de subir les nuisances sonores du Santiago-Bernabéu et provoquent le déménagement des grands concerts au Metropolitano de l'Atlético de Madrid, et qui obtiennent gain de cause à propos d'un accord opaque entre la mairie et le club pour la construction de parkings sous le stade car l'accord n'avait pas d'intérêt public et bénéficiait uniquement au Real Madrid. 

Ce climat ambiant empêche toute remise en question du secteur sportif. Or le Real Madrid va subir son deuxième "Nadaplete" de rang, alors qu'il devait tout rafler avec l'arrivée en grande pompe de Kylian Mbappé. La situation est explosive, au point que Mourinho apparaît comme un recours malgré une décennie d'échecs ou de demi-succès. Cela qui rappelle que le club avait eu beaucoup de réussite avec Zinedine Zidane et Carlo Ancelotti, car depuis dix ans, aucun entraîneur "neuf" qui cumule la philosophie, le palmarès, l'expérience et le caractère ne veut poser ses valises à Valdebebas.

Le Real Madrid a beaucoup gagné en comptant d'abord sur le caractère de ses joueurs, rappelant qu'il s'agit d'un club de joueurs et non d'entraîneurs. Or le football est cyclique et quand les mauvais choix s'enchaînent et que le vestiaire se fissure, alors il ne reste plus grand chose. 

A priori, c'est le pire moment pour affronter le Barça. Or paradoxalement, c'est dans ces moments de trouble que les Vikingos sont les plus capables de faire preuve de solidarité et d'unité. S'ils ne gagnent pas, ce serait la première fois que les Culés seraient champions d'Espagne lors d'un Clásico. Ce serait un affront supplémentaire, probablement celui de trop. Et ça, c'est inconcevable. 

You might also like