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Felicia Schröder (Häcken) avant la "finale des finales" d'Europa Cup : "C'est un rêve d'être championne d'Europe"

Félicitations pour cette victoire lors de la première finale. Qu'est-ce que cela vous fait de disputer une finale avec un match aller à l'extérieur et un retour à domicile ?

Felicia Schröder : C'est une expérience très spéciale. C'est la première fois que nous jouons une finale en "deux mi-temps", si l'on peut dire. Terminer cette finale chez nous, devant nos supporters et nos familles, rend l'événement unique. Toute l’équipe a hâte d'y être.

Est-ce très différent d'un match de championnat, sachant que vous affrontez un autre club suédois, mais dans le cadre d'une Coupe d'Europe ?

C'est particulier. C’est presque un sentiment étrange de retrouver Hammarby ici. L'ambiance serait sans doute différente face à une autre équipe européenne, mais cela reste un moment historique car c'est la première fois. C’est la Coupe d'Europe, et nous sommes évidemment ici pour gagner.

Votre approche pour ce match retour est-elle différente de celle de l'aller ?

Notre approche reste la même, mais le sentiment change. Ce match, c'est la "finale des finales". La première étape est faite, maintenant c'est le moment de vérité. Nous sommes prêtes.

Que représenterait pour vous le fait de remporter la toute première édition de l'Europa Cup ?

Cela représenterait tout. C'est un rêve d'être championne d'Europe, c'est notre objectif absolu.

Le fait que deux clubs suédois soient en finale européenne, qu'est-ce que cela dit du niveau de la Damallsvenskan aujourd'hui ?

Cela montre que le niveau est très élevé. Beaucoup de joueuses partent vers des championnats comme la WSL (Tottenham, Liverpool). Voir Häcken et Hammarby en finale européenne est un signal fort de la compétitivité de notre ligue.

Est-ce un avantage ou un désavantage de connaître aussi bien votre adversaire ?

C'est un avantage. Nous les connaissons par cœur, et elles nous connaissent aussi. Nous allons nous affronter 5 fois cette année. Ce sera un match intense, avec beaucoup de duels.

L'été dernier, vous avez signé un nouveau contrat malgré de nombreuses rumeurs de transfert. Pourquoi avoir estimé que rester à Häcken était la meilleure décision pour vous ?

On voit beaucoup de joueuses aller et venir. Pour moi, étant jeune, le plus important est de prendre la bonne décision et de ne pas brûler les étapes. On n’est jamais vraiment "prête" avant de partir ; on le devient en étant confrontée à la situation. J'ai choisi de prendre mon temps et de ne pas stresser.

Vous semblez progresser chaque année. Qu'est-ce qui, dans le club ou l'encadrement, favorise cette évolution ?

C'est un mélange entre le club, les gens qui m'entourent et qui me poussent, et les infrastructures ici à Häcken. Je sens que je m'améliore chaque jour. C’est pour cela que j'ai prolongé de plusieurs années. Pour le reste, seul l'avenir nous dira ce qu'il adviendra.

En Coupe d'Europe, vous affrontez des styles de jeu très variés. Qu'avez-vous appris de ces confrontations internationales ?

On apprend énormément en affrontant de grandes équipes comme le PSG ou Chelsea en Champions League. Cela m'a aidée sur le plan physique, pour être plus solide, savoir protéger mon ballon en tant qu'attaquante et jouer de manière plus intelligente.

Vous avez déjà marqué 13 buts en 2026 toutes compétitions confondues. Pourquoi aimez-vous autant marquer ?

C'est une sensation incroyable que je ne peux même pas décrire. Mais au-delà du but, c'est le plaisir de célébrer ensemble. Mes buts sont le résultat du travail de toute l'équipe et des actions qui précèdent ma frappe.

On dit souvent que pour une attaquante, une fois qu'on commence à marquer, on ne s'arrête plus. Ressentez-vous ce "flow" en ce moment ?

Absolument. En tant qu'attaquante, marquer et apporter des points à l'équipe est essentiel pour moi. Quand on est dans cette dynamique, on continue sur sa lancée, d'autant plus avec des coéquipières qui sont aussi dans une excellente phase pour délivrer des passes décisives. C'est vraiment un travail d'équipe.

Quelles qualités avez-vous ajoutées à votre jeu cette saison ?

Je travaille beaucoup après les entraînements sur différents types de frappes dans diverses situations. Que ce soit de la tête, du pied gauche ou du pied droit, j'essaie de tout pratiquer.

Quelles sont les attaquantes que vous admirez ?

J'ai beaucoup regardé Didier Drogba et ses buts. Mais il y a aussi d'excellentes joueuses actuelles comme Alessia Russo, Stina Blackstenius ou Bunny Shaw.

Vous avez des joueuses d'expérience à vos côtés. Quelle est leur importance dans ces moments-là ?

C'est crucial. Elle sait tout gérer sur le terrain, comment rectifier le tir quand ça ne va pas et voir les espaces. Ses capacités défensives sont incroyables ; c'est un véritable modèle pour moi chaque jour.

Il y a trois ans, lors de votre signature pro, vous étiez sur le banc contre Hammarby en finale de la Coupe de Suède. Qu'avez-vous appris depuis ?

À l'époque, tout était nouveau car j'arrivais d'un petit club. Depuis, j'ai énormément appris sur le plan physique, sur l'intelligence de mes courses et en observant les joueuses autour de moi.

Vous retrouverez Hammarby dans quelques semaines en finale de la Coupe de Suède. Que représenterait le fait de ramener ces deux trophées à Häcken ?

Gagner l'Europa Cup pour la première fois serait historique et signifierait énormément pour tout le monde dans l'équipe. Nous sommes à un pas de cet objectif. Nous attendons ce match avec impatience et espérons gagner.

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