Gravina, 72 ans, était aux commandes de la FIGC depuis octobre 2018.
L'Italie, quadruple championne du monde et double championne d'Europe mais absente du Mondial en 2018 et 2022, ne participera pas à la prochaine Coupe du monde, après sa défaite mardi en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p., 4 tab à 1).
Cet ancien chef d'entreprise et ex-président d'un petit club des Abruzzes qui a brièvement évolué en Serie B, était sous pression depuis la défaite de l'Italie mardi en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p., 4 tab à 1).
Dans un premier temps, il avait, pour devancer les appels à sa démission, convoqué dès la fin du match contre la Bosnie un conseil fédéral pour "faire le bilan et des évaluations" de son action à la tête de la Fédération italienne.
Mais le ministre italien des Sports Andrea Abodi avait demandé son départ dès le lendemain de ce que la presse italienne qualifiait de "troisième apocalypse" du football italien.
"Le football italien doit être refondé et ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC", avait estimé Abodi.
Gravina avait pris les commandes de la puissante FIGC (1,5 millions de licenciés) à la suite de la démission de Carlo Tavecchio, après l'échec de l'Italie, battue par la Suède en barrages, à se qualifier pour la Coupe du monde 2018 en Russie.
Tavecchio avait lui-même succédé à Giancarlo Abete, en poste depuis 2007, qui avait quitté ses fonctions après l'élimination de la Nazionale dès la phase de poules du Mondial brésilien en 2014.
Le nom de Giovanni Malago, ancien président du Comité olympique italien et du comité d'organisation des JO 2026 de Milan Cortina, est le plus cité pour prendre la direction d'un football italien en crise.
D'ici le 22 juin, le sélectionneur de la Nazionale Gennaro Gattuso, nommé en juin 2025, devrait selon la presse italienne démissionner à son tour, tout comme le manager général de la sélection, l'ancien gardien de but Gianluigi Buffon.