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L'Iran saisit les avoirs d'un ex-footballeur critique de la République islamique

L'ancien joueur du Bayern Munich, parfois surnommé le "Maradona asiatique" pour sa créativité balle au pied, a apporté son soutien, à travers différents messages postés sur les réseaux sociaux, au mouvement de contestation contre les autorités ainsi qu'à l'ex-chah, chassé du pouvoir en 1979 par une révolution qui a abouti à l'avènement de la République islamique.

Ali Karimi est un "traître à la nation, qui a activement soutenu l'ennemi ces dernières années", affirme le site internet Mizan, organe de presse du pouvoir judiciaire.

Quatre résidences et deux locaux commerciaux appartenant à l'ex-footballeur de 47 ans "ont été identifiés et saisis sur décision de justice, dans l'intérêt du peuple iranien", selon la même source. Ali Karimi, qui a quitté l'Iran en 2022, n'a pas réagi publiquement à cette annonce.

En 2022, alors qu'il vivait aux Emirats arabes unis, il avait déjà été poursuivi par la justice iranienne pour avoir "encouragé" les manifestations déclenchées après la mort de Mahsa Amini, arrêtée pour infraction au strict code vestimentaire.

Les autorités judiciaires ont bloqué les avoirs d'une liste de personnes qualifiées de "traîtres", après le début de la guerre avec Israël et les États-Unis le 28 février.

Les biens de Zahra Ghanbari, capitaine de l'équipe nationale féminine de football, avaient ainsi été saisis après que la joueuse eut déposé une demande d'asile en Australie. Elle a ensuite retiré sa demande et a récupéré ses avoirs.

Cinq autres joueuses et un membre de l'encadrement avaient, comme elle, sollicité l'asile à l'occasion de la Coupe d'Asie des nations féminine en Australie. Deux sont finalement restées dans le pays.

L'équipe iranienne masculine de football doit pour sa part prendre part à la Coupe du monde en juin aux États-Unis, un déplacement sous haute surveillance étant donné le contexte de guerre au Moyen-Orient.

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