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FC Nantes, opération survie en terre hostile avant le choc à Metz

Si l'espoir fait vivre, les chiffres, eux, ont tendance à couper le souffle. Le voyage à Metz s'annonce d'autant plus périlleux que les probabilités ne plaident pas en faveur des Nantais. D'après les dernières simulations effectuées par le modèle prédictif d'Opta, Nantes n'a plus que 0,99 % de chances de se maintenir directement en Ligue 1 cette saison. Le spectre de l'ascenseur est plus présent que jamais, puisque le club n'affiche que 8,1 % de chances d'être barragiste. Un constat statistique qui laisse le groupe nantais totalement déplumé avant même le coup d'envoi.

"Ce n’est pas un hasard"

Ancien de la maison messine, Fabien Centonze s'est exprimé avec une franchise désarmante en conférence de presse. Pour lui, la qualité intrinsèque du vestiaire nantais rend la situation actuelle presque inexplicable, et pourtant si prévisible au vu des dernières années : "Avec notre effectif, on ne devrait pas être dans cette position même si l’effectif, le jeu, ne font pas tout. Il y a plein de petits paramètres qui rentrent en compte. Forcément, on ne s’imagine pas un seul instant devoir jouer le bas de tableau."

Le défenseur souligne une instabilité qui semble être devenue la norme à la Beaujoire : "Moi, ça fait 4 ans que je suis ici, 4 ans qu’on flirte quand même avec la zone de relégation, donc ce n’est pas un hasard. C’est dommage parce que ça reste un club historique, avec des structures géniales et ça me fait un peu de peine de le voir dans cette situation."

Gagner à Metz : l'unique issue possible

Malgré la pression et le calendrier qui s'accélère, Centonze refuse de parler de "match de la dernière chance", même s'il ne cache pas l'urgence vitale d'un résultat positif : "Ce qui est sûr, c’est qu’il faut gagner. Il n’y a pas d’autre choix possible. On gagne et après, on voit."

Pourtant, au milieu du marasme, quelques lueurs d'espoir subsistent pour les Canaris. À commencer par la porosité défensive des Grenats. Si Nantes doute, Metz, 18e et à 13 points du premier non-relégable, coule. Les Messins ont déjà encaissé 60 buts cette saison, soit la pire défense du championnat. Une aubaine pour une attaque nantaise qui a trouvé le chemin des filets lors de 11 de ses 15 derniers matchs. 

Aussi le retour du "Général" Vahid Halilhodzic sur le banc a transformé le quotidien de la Jonelière. Fabien Centonze témoigne de ce changement de cap radical : "On a beaucoup moins de temps à la maison, déjà. Les séances se sont vraiment allongées. On a beaucoup travaillé physiquement, parce qu’il est arrivé à une période de trêve et on avait un besoin physique à ce moment-là. Tout s’est un peu calmé mais on travaille très bien et très fort. Je pense que ça va payer et que ça va nous servir pour la suite."

L'influence du technicien franco-bosnien semble déjà porter ses fruits sur le plan mental : "Tout ce que le coach dit est bénéfique. On sent qu’il a énormément d’expérience. On est un groupe assez jeune et ça nous fait du bien de pouvoir nous appuyer sur certains de ses messages." 

Et pour celui qui a connu une descente avec Metz en 2021-22, pas question d'évoquer une rétrogradation en deuxième division avec le FC Nantes : "Je n’ai pas trop connu le FC Nantes en Ligue 2 et je n’ai pas envie d’être associé à ça. C’est pour ça qu’on continue de travailler très fort pour éviter d’être confronté à cette situation." Ce dimanche, à 17h15, les Nantais devront faire mentir les algorithmes d'Opta. Entre la méthode Vahid et l'instinct de survie, la Maison Jaune joue son va-tout.

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