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Caroline Graham Hansen rêve de la finale de la Ligue des champions à Oslo, "à 500 mètres" d'où elle a grandi

C’est enfin l’heure du retour au Camp Nou. Vous y aviez d’ailleurs marqué lors du match contre Wolfsburg. À l'époque, Ewa Pajor jouait pour l'adversaire, mais cette fois, elle vivra l'expérience à vos côtés. En avez-vous discuté ? Est-elle impatiente de découvrir cette ambiance en tant que joueuse du Barça ?

Caroline Graham Hansen : Oui, nous en avons parlé. Parfois, le sujet revient et on sent qu’elle est encore un peu marquée par ce match, car elle n’en garde pas forcément de bons souvenirs. Pour nous, en revanche, c'était une superbe journée. Elle nous dit qu'elle a vraiment hâte de vivre cela de l'autre côté, sous les couleurs du Barça au Spotify Camp Nou. On espère de tout cœur que ça se passera bien pour nous, pour elle, et que nous pourrons continuer sur notre lancée.

Et sur un plan personnel, comment abordez-vous ce retour ?

Avec énormément d'enthousiasme. J'ai des souvenirs personnels très forts sur ce terrain, comme toutes celles qui ont eu la chance d'y jouer. Cela nous apporte un vrai surplus de motivation et d'énergie. Jouer dans ce stade, portées par les supporters du Barça qui nous soutiennent toujours à fond, c'est spécial. On a vraiment hâte que le coup d'envoi soit donné.

Vous restez sur deux grosses performances contre le Real Madrid. Comment envisages-tu ce troisième duel ?

On l'aborde comme un match unique. On veut vraiment faire durer cette bonne série, mais on sait que si on ne repart pas de zéro, on risque de ne pas bien jouer. Il faut rester focalisées sur notre football, sans se laisser distraire par tout ce qui se passe autour. Dès que le match commence, on doit appliquer les consignes tactiques pour gagner. Si on fait ça, on fera un grand match.

Qu'attendez-vous du Real Madrid ? Pensez-vous qu'elles vont proposer quelque chose de différent pour essayer de gâcher votre fête ?

Je pense qu'elles vont tout donner. Elles vont probablement essayer de mettre beaucoup de rythme d'entrée pour nous stresser et chercher des contre-attaques rapides. Ce sera un match avec beaucoup de duels. Je ne les imagine pas nous laisser gagner trois fois de suite sans tout tenter pour nous contrer. On devra être extrêmement concentrées pour que tout se passe bien.

Ce sera aussi une journée spéciale pour Alexia Putellas, qui va fêter son 500ème match. Quelle est son importance pour le groupe, sur le terrain et dans le vestiaire ?

C'est notre capitaine. Elle a fait pratiquement toute sa carrière ici et a gagné tous les titres possibles avec le Barça, ce qui est incroyable. Elle a cette faim permanente de victoire et cette envie d'aider l'équipe avec ses qualités. Humainement, elle veille toujours à ce que le groupe aille bien. Elle gère parfaitement ce rôle de leader, ce qui est exigeant car cela demande de l'énergie pour soi mais aussi pour les autres. Atteindre 500 matches, c’est une étape immense. J'espère que ce jeudi sera une grande fête pour elle, pour nous, pour le club et pour les supporters. On veut célébrer ça avec une belle victoire.

Avez-vous déjà pu visiter ce "nouveau" Camp Nou ?

Oui, nous y sommes allées en équipe avant l'ouverture officielle. Il restait encore quelques finitions, mais le stade avait déjà fière allure. Rien que de voir le terrain, on avait déjà envie d'enfiler les crampons et de jouer.

Et avez-vous assisté à un match là-bas en tant que spectatrice ?

Non, pas encore. Je n'ai pas eu l'occasion, mais le vivre de l'intérieur, c'est déjà génial.

Vous aurez bientôt votre propre vestiaire pour l'équipe féminine. C’est un symbole fort, non ?

On est vraiment ravies. On accueille ça avec beaucoup d'humilité et de reconnaissance envers le club qui a pensé à nous. Comme ils l'ont dit, ce sera aussi "notre maison". On a hâte d'y être et de voir ce que ça fait. C'est difficile d'imaginer l'émotion tant qu'on n'y est pas.

45 000 places ont déjà été vendues. Si vous passez en demi-finale, pensez-vous que cette mobilisation mérite une nouvelle ouverture du stade ?

Je ne suis pas sûre de comprendre la question. Pourquoi parler de "mériter" ? On a déjà rempli le stade plusieurs fois par le passé. Pour moi, ce n'est pas une question de mérite, c'est une évidence que cela doit se passer comme ça.

La finale se jouera en Norvège, chez toi. Vous imaginez-vous disputer cette finale là-bas ?

Forcément, j'en rêve, comme tout le monde. Mais pour moi, c'est encore plus particulier : j'ai grandi à 500 mètres de ce stade. Chaque week-end, j'y allais avec mon père pour voir l'équipe masculine de mon club jouer. J'y ai énormément de souvenirs, que ce soit avec la sélection ou pour des finales de Coupe. C'est là que j'ai grandi, toute ma famille est là-bas. Jouer cette finale chez moi serait une émotion immense.

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