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Paris gâche une avance de trois buts mais remporte quand même une orgie de jeu au Parc

Premier round de la demi-finale cinq étoiles de la Ligue des champions. Dans son Parc des Princes, le Paris Saint-Germain espérait bien ressortir de ces 90 premières minutes avec de l'avance. Mais le Bayern Munich, d'ores et déjà champion d'Allemagne, pouvait dédier toute son énergie à la quête d'une nouvelle coupe aux grandes oreilles. Grand spectacle attendu ce soir. 

Deux équipes qui se craignaient, toutefois. Les couloirs étaient source d'animation, notamment quand Matveï Safonov coupait court à un centre dangereux signé Michael Olise (5e). Mais ce sont globalement les défenses qui prenaient le pas en début de partie, jusqu'au quart d'heure de jeu, quand Willan Pacho fauchait Luis Díaz dans la surface. Harry Kane ne se faisait pas prier pour transformer l'offrande. 

Un but qui faisait mal au PSG, à la dérive défensivement. Safonov réalisait un exploit devant Olise pour empêcher le naufrage (20e), et dans la tempête, Ousmane Dembélé faussait enfin compagnie à la défense, mais ratait monumentalement sa finition (23e). Mais le PSG pouvait compter sur Khvicha Kvaratskhelia, qui trouvait de l'espace sur la gauche, enrhumait Josip Stanišić et enroulait hors de portée de Manuel Neuer (25e). 

Voilà qui permettait aux Parisiens de reprendre le contrôle dans le jeu courant, mais Olise mettait le feu au côté droit et touchait le poteau, provoquant un énorme cafouillage. Dans la foulée, Désiré Doué manquait de peu le cadre : mais sur le corner suivant, João Neves coupait parfaitement un corner de Dembélé, et doublait magnifiquement la mise (33e). 

Cette fois, le PSG dominait outrageusement. Doué frôlait encore le cadre, on pensait que le Bayern s'était éteint, mais Michael Olise repassait à l'action, se faufilait au milieu d'une défense passive, et remettait les compteurs à zéro (42e). Les deux équipes se rendaient coup pour coup, et le nul à la pause semblait finalement logique, mais Alphonso Davies allait remettre cet état de fait en cause d'une main dans la surface : Ousmane Dembélé n'allait pas hésiter au moment de mettre les siens devant à la pause (3-2).

Paris a eu chaud

Cette fois-ci, Paris allait-il réussir à conserver son avantage ? Le rythme était légèrement moins intense, les deux équipes tentaient de resserrer leurs défenses. Néanmoins, les côtés parisiens étaient friables, Luis Díaz passant proche d'offrir un but à Konrad Laimer (54e). Mais c'est bien sur l'aile qu'Achraf Hakimi allait percuter, et son centre trouvait... Khvicha Kvaratskhelia, qui libérait le Parc (56e).

Et dans la foulée, les portes étaient ouvertes en contre. Désiré Doué allait fixer son défenseur et servir Ousmane Dembélé, qui surfait sur sa confiance et, avec l'aide du poteau, mettait le Bayern KO (59e). 

Fini ? Pas encore. La défense se relâchait, et sur un coup franc lointain, tout le monde regardait Dayot Upamecano dévier suffisamment de la tête pour tromper Safonov (65e). Et quand le PSG baissait la garde, il ne faisait pas semblant : lancé en profondeur, Luis Díaz brillait d'un enchaînement contrôle - frappe enroulée qui glaçait le Parc (69e). 

Déjà neuf buts et encore 20 minutes à jouer. Le momentum s'était totalement inversé, et le PSG encaissait les coups. Safonov multipliait les sorties, les poings devant, pour repousser les incessantes vagues bavaroises. Mais une fois encore, les Parisiens retournaient la situation sans avoir l'air d'y toucher, et manquaient de clore les débats via le banc, en l'occurrence Senny Mayulu, qui fracassait l'équerre de Neuer (87e). 

Et encore, Pacho sauvait sur sa ligne une dernière effluve bavaroise pour sauver le coup. 5-4, un match fou, une orgie de jeu, et Paris assure l'essentiel : la victoire. Il y aura des choses à dire, notamment défensivement, mais le PSG ira quand même en Bavière avec un but d'avance qui, au vu de la rencontre de ce soir, vaudra probablement très cher. 

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