Le premier derby entre Paris SG et Paris FC depuis 1978-1979 doit être l'occasion pour le champion d'Europe de chasser les incertitudes du début de saison, et se lancer vers ses reconquêtes, dimanche au Parc des Princes (20h45).
La Ligue 1 est à la fête puisqu'elle renoue avec le principe d'un derby, qui implique traditionnellement deux clubs rivaux d'une même ville, si familier aux Anglais, Espagnols ou Italiens. Mais au-delà du prestige d'un tel rendez-vous, les enjeux sportifs prendront vite le pas au coup d'envoi.
Le PSG a plutôt réussi son début de saison si l'on s'en tient au seul plan comptable: certes la première place de Ligue 1 est occupée avec quatre points d'avance par un Lens intenable, mais en Ligue des champions, le PSG est troisième de la phase de ligue. Il a remporté la Supercoupe d'Europe et la Coupe intercontinentale pour parachever l'historique saison 2024-25 à six trophées.
En revanche, l'entraîneur Luis Enrique se serait bien passé des blessures à répétition, qui l'ont empêché de programmer la montée en puissance en vue de la seconde partie de saison. "J'espère désormais avoir tous les joueurs en bonne condition physique", a soufflé l'Espagnol.
L'attaque en particulier a été sinistrée. Dimanche, le Ballon d'or Ousmane Dembélé ou encore Désiré Doué, plombés par une alternance d'arrêts et de reprises, seront donc très attendus.
Cap, pas cap ?
Dans les buts, Lucas Chevalier doit aussi se montrer, lui qui a laissé transpirer de la fébrilité depuis son arrivée en remplacement de Gianluigi Donnarumma l'été dernier. A cause d'une blessure à une cheville, il a donné l'occasion à Matvey Safonov de s'exprimer et le Russe n'a pas laissé passer sa chance, remettant le débat sur les gardiens sur le devant de la scène. Maintenant que Safonov est à son tour blessé, à l'ancien Lillois de mettre les points sur les "i".
Si le PSG a montré une certaine résilience en l'absence de cadres, les individualités vont compter pour reformer le collectif parfaitement huilé du printemps 2025. D'autant que Luis Enrique et le conseiller sportif Luis Campos ne comptent pas réaliser d'investissements significatifs sur le marché des transferts hivernal (1 janvier - 2 février).
C'est en tout début d'année que le PSG avait vraiment passé un cap en 2025, c'est donc donc tout naturellement qu'il sera scruté dès dimanche contre son tout nouveau rival de la capitale.
Ensuite, les événements s'enchaîneront avec un mois de janvier chargé: pas moins de sept matches dont le Trophée des champions contre Marseille le 8 au Koweït, un deuxième rendez-vous avec le PFC en Coupe de France, dès lundi 12, et deux matches de Ligue des champions.
"Il faudra souffrir"
Côté PFC, on est sur "une autre planète", dixit le président Pierre Ferracci. L'ambitieux promu, racheté par la richissime famille Arnault, n'est que 14e du championnat et son entraîneur Stéphane Gilli traverse ses premières difficultés de la saison. Le PFC ne vise certes pas le podium dès sa première année en Ligue 1 mais les récentes performances ont inquiété, avec deux points pris seulement sur les cinq derniers matches.
Pour le gardien Kevin Trapp, qui a porté les couleurs du PSG de 2015 à 2019, "il n'y a pas de meilleure façon de commencer l'année que d'affronter la meilleure équipe en Europe et de savoir où on est".
Avec la perspective de deux matches d'affilée contre le géant voisin, "on peut beaucoup apprendre, ajoute l'Allemand. On doit être tous à 100%, il faudra souffrir aussi beaucoup dans ce match, beaucoup défendre et surtout y croire, ne pas penser qu'on est déjà battus avant ce match".
"Ce sera compliqué, on ne va pas se mentir", prévient pour sa part le capitaine du PFC Maxime Lopez. Mille de ses supporters feront le très, très court déplacement de 44 mètres qui sépare leur stade Jean-Bouin du Parc des Princes.
"Je suis content de jouer un derby à Paris. C'est beau pour la ville", a déclaré de son côté Luis Enrique. Ce sont des matches différents, particuliers, j'espère voir un beau match."