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Le PSG écrit encore son histoire à Munich et disputera une deuxième finale de Ligue des champions

À l'Allianz Arena, le Paris Saint-Germain a livré une masterclass défensive et tactique pour écarter le Bayern Munich et décrocher son billet pour la finale de Budapest. Jamais un club français n'avait disputé deux finales de Ligue des champions de suite. Malgré l'égalisation de Kane dans le temps additionnel, les hommes de Luis Enrique n'ont jamais tremblé dans les grandes lignes. L'antre bavaroise, elle, a été glacée par l'entrée en matière parisienne, puisque le PSG a frappé fort et tôt pour s'ouvrir la route vers la grande finale.

En effet, les hommes de Luis Enrique posent le ton. Sur un ballon récupéré au milieu de terrain, ces derniers profitent d'une défense bavaroise placée très haut pour partir en contre après un excellent une-deux entre Kvaratskhelia et Fabián Ruiz. Le Géorgien s'engouffre alors dans la profondeur, prend le dessus sur Upamecano et glisse un centre en retrait vers le point de penalty, où Dembélé surgit pour fusiller Neuer d'une frappe imparable (3e).

Six tirs cadrés sur l'ensemble des deux confrontations, six buts pour le PSG — une efficacité clinique pour le PSG. L'Allianz Arena, sonnée, n'avait pas vu venir le coup. Le Bayern, lui, cueilli à froid, doit se remettre les idées en ordre face à un PSG parfaitement en place.

La partie entre alors dans une phase d'équilibre intense, ponctuée de situations chaudes des deux côtés : Kvaratskhelia tente sa chance à la 20e, avant que Luis Díaz ne se procure la première occasion franche bavaroise deux minutes plus tard (22e). L'intensité ne retombe pas, mais Paris gêne énormément le Bayern dans sa relance, étouffant les tentatives de transition adverse. Olise, à son tour, se charge d'animer les débats côté munichois : après avoir éliminé Nuno Mendes sur le côté droit, il déclencheune frappe du plat du pied gauche qui passe tout proche (27e).

La tension monte progressivement, et avec elle, son lot de situations litigieuses. À la 29e, une main potentielle de Nuno Mendes à 35 mètres de ses cages sur un tir de Laimer laisse des Bavarois perplexes. Mais c'est surtout deux minutes plus tard, quand un dégagement de Vitinha dans sa propre surface termine sur la main de João Neves, que les Munichois explosent (31e). Mais pour l'arbitre, ce n'est pas suffisant pour siffler penalty.

Ce même Neves, par contre, est tout proche d'inscrire le deuxième but parisien de la tête sur coup franc, mais Neuer s'interpose (34e). Et à l'approche de la mi-temps, le Bayern continue de pousser. Musiala, servi d'une magnifique passe du talon par Olise, déclenche une frappe du droit à l'entrée de la surface (44e), bien captée par Safonov. Dans la foulée, l'Allemand tente une nouvelle fois sa chance dans la surface côté gauche, mais sa tentative était décroisée et terminait hors cadre (45e). Le PSG rentre donc aux vestiaires avec son avantage intact, solide et mérité.

Paris, clinique et solide, file à Budapest

La seconde période s'ouvre dans la même veine que la première : deux équipes appliquées, organisées, et avec un PSG toujours autant irréprochable défensivement. Il faut attendre une dizaine de minutes avant que Paris ne se signale vraiment, avec deux frappes consécutives de Doué (54e) et Kvaratskhelia (55e), toutes les deux captées par un Neuer vigilant.

Car si le Bayern tente de peser, ses offensives se heurtent systématiquement à un bloc parisien, qui ne laisse pratiquement rien passer. Les Allemands, dans l'incapacité de s'infiltrer, sont contraints de tenter leur chance de loin — à l'image d'une frappe inoffensive de Stanisic à la 62e. Oui, c'est bien Paris qui reste la formation la plus dangereuse.

La preuve à la 65e, quand Doué, dans une action toute personnelle, s'emmène le ballon dans la surface adverse entouré de trois défenseurs avant de décocher une frappe du droit. Neuer, encore, repousse. Le PSG a beau dominer les débats, les Parisiens se font tout de même des frayeurs. Safonov doit s'illustrer, notamment sur une frappe puissante de Luis Díaz après un dribble dévastateur au cœur de la défense adverse (67e). 

Mais dans le dos d'un Bayern de plus en plus offensif, les espaces s'ouvrent. Doué en profite encore à la 71e minute, sans réussite, sa tentative frôlant le petit filet. Il récidive à la 75e du pied gauche, à l'entrée de la surface, sans conclure. Et puis, cette action de Kvaratskhelia à la 79e — peut-être la plus belle opportunité du match. Le Géorgien s'emmène le ballon, élimine toute la défense, se retrouve dans une situation idéale... mais le geste final manque de précision. Une occasion énorme, manquée, qui laisse Paris à un but d'avance dans une rencontre qui est toujours aussi ouverte.

Finalement, après diverses tentatives, les Munichois parviennent à égaliser en toute fin de match grâce un but sublime d'Harry Kane. Alphonso Davies au départ de l'action, trouve l'Anglais dans la surface, avant que se dernier ne déclenche une frappe du pied gauche en se retournant (93e). 1-1, score final. Le Paris Saint-Germain ira à Budapest affronter Arsenal. Au terme d'une double confrontation spectaculaire, c'est bien le club de la capitale qui parvient à se qualifier pour sa deuxième finale consécutive. Paris est à 90 minutes de marquer l'histoire, vivement le 30 mai prochain.

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